Relation amoureuse : besoin ou dépendance ?

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Liebesbeziehungen : Bedürfnis oder Sucht ?

(siehe unten für die deutsche Version)

J’ai 29 ans et viens de me séparer de mon copain, après plus ou moins 2 ans de relation. Tout allait bien, on voulait voyager puis fonder une famille. Puis ça a foiré. Ça a foiré pour plusieurs raisons. Notamment car j’avais besoin de plus de liberté, de moins de codépendance. Au début, je me suis sentie coupable. Coupable de ce besoin de liberté, d’indépendance. Coupable d’échouer encore une fois dans une relation amoureuse, de ne pas être capable de mener une vie de couple comme (presque) tout le monde.

Mais une relation peut-elle vraiment « échouer » ? Si on considère qu’elle doit durer et nous rendre heureux∙se toute la vie, oui. Mais quels sont les critères de réussite d’une relation ? Y-en-a-t-il ? Et si c’était plutôt le modèle de relation amoureuse classique qui ne me convenait pas ?

La société et les modes de vie évoluent ; nos priorités aussi. Nos horizons s’élargissent, nos désirs se diversifient ; c’est donc logique que nos relations aussi. Si nos grands-mères et nos mères ont fondé une famille, sans trop se poser de questions, sans trop avoir le choix peut-être ; c’est différent aujourd’hui.

Il est sûr qu’une relation amoureuse couvre certains besoins. D’une part – et malheureusement encore trop souvent – des besoins financiers, je pense notamment au gender pay gap et à tout le travail non-rémunéré presté à la maison. Encore une fois, merci au patriarcat. D’autre part, des besoins émotionnels (personne « refuge », sentiment de sécurité), de proximité, ou encore sexuels.

Et d’après le modèle classique de la relation romantique une seule et même personne devrait satisfaire tous ces besoins, toute la vie ? ! N’est-ce pas trop de pression pour le / la partenaire, de toujours devoir assurer à 100 % ? Pas étonnant que ces besoins se transforment parfois vite en dépendances.

Si vous êtes en couple : n’avez-vous jamais désiré une autre personne ? Avez-vous franchi le pas ? Si oui, ne vous inquiétez pas, vous n’êtes pas les seul∙e∙s. Même s’il est difficile de calculer le taux d’infidélité, il se situerait entre 30 et 50 % [1] en Europe[2]. N’est-ce pas la preuve que le modèle de relation romantique classique ne convient pas à toutes et tous ?

Jusqu’où sommes-nous prêts à aller, à nous adapter et à nous auto-oublier pour entrer dans ce carcan ? On entend souvent ce proverbe « Mieux vaut être seul que mal accompagné », si on le transformait en « Mieux vaut être seul que de ne pas être soi-même » ?

D’un autre côté, je me demande si l’autre extrême est envisageable. Est-ce possible de complétement se détacher de toute relation et de toute responsabilité ? De ne pas en avoir besoin ? Est-on alors 100 % libre ? Indépendant∙e ? Je continue à réfléchir à cette question et ne trouverai sûrement jamais de réponse. L’important est que chacun∙e choisisse le type de relation (ou de non-relation) qui lui convient le mieux et que les gens arrêtent de croire que « pas de relation = pas normal et pas heureux ». On peut être heureux sans relation, pour le moment je le suis en tout cas.


[1] https://www.lemonde.fr/societe/article/2017/01/10/les-femmes-de-plus-en-plus-infideles-mais-toujours-moins-que-les-hommes_5060379_3224.html, consulté le 04.04.2020.

[2] https://www.adulteres.org/quelques-chiffres-statistiques/, consulté le 04.04.2020.

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Ich bin 29 und habe mich gerade von meinem Freund getrennt, nach ca. zwei Jahren Beziehung. Alles lief gut, wir wollten reisen und dann eine Familie gründen. Irgendwann ist die Beziehung aber gescheitert, aus unterschiedlichen Gründen. Unter anderem, weil ich mehr Freiheit und weniger Abhängigkeit voneinander brauchte. Ich habe mich am Anfang schuldig gefühlt. Schuldig wegen meines Freiheits- und Unabhängigkeitsdrangs, aber auch, weil ich wieder an einer Liebesbeziehung gescheitert war, weil ich scheinbar beziehungsunfähig war – im Gegensatz zu (fast/gefühlt) allen anderen.

Aber kann eine Beziehung überhaupt „scheitern“? Wenn man davon ausgeht, dass sie lebenslang dauern soll und uns auch solange glücklich machen soll, dann ja. Aber was sind die Erfolgskriterien einer Beziehung? Gibt es welche? Und wenn es eher das klassische romantische Beziehungsmodell war, das nicht zu mir passte?

Die Gesellschaft und Lebensweisen entwickeln sich weiter, unsere Prioritäten dadurch auch. Unsere Horizonte erweitern sich, unsere Bedürfnisse diversifizieren sich, unsere Beziehungen dadurch logischerweise auch. Unsere Mütter und Großmütter haben, ohne sich zu viele Fragen zu stellen und vielleicht ohne wirklich die Wahl zu haben, eine Familie gegründet. Doch heute ist das anders.

Eine Liebesbeziehung erfüllt gewisse Bedürfnisse, das steht fest. Einerseits – und leider noch zu häufig – finanzielle Bedürfnisse. Ich denke da u.a. an den Gender Pay Gap oder an die ganze unbezahlte Hausarbeit. Danke noch einmal dem Patriarchat. Anderseits emotionale Bedürfnisse (Geborgenheit, Zuflucht) sowie nach Nähe oder Sex.

Und laut dem klassischen Modell der romantischen Beziehung sollte eine einzige Person all diese Bedürfnisse ein Leben lang erfüllen?! Ist es nicht zu viel Druck für den Partner / die Partnerin immer zu 100 % da zu sein, auf allen Ebenen?

Falls Sie gerade in einer klassischen Beziehung sind: Haben Sie nie eine andere Person begehrt? Haben Sie den Sprung gewagt? Wenn ja, keine Sorgen: Sie sind nicht allein. Auch wenn die Fremdgehquote schwer zu ermitteln ist, soll sie in Europa zwischen 30 und 50 % liegen[1][2]. Ist das nicht ein Beweis dafür, dass die klassische romantische Beziehung nicht zu allen passt?

Wie weit können wir gehen, wie sehr können wir uns anpassen und uns selbst vergessen/verleugnen um die Norm zu entsprechen? Auf Französisch sagt man „besser ist es alleine zu sein als in schlechter Begleitung“ aber wäre es nicht noch besser „alleine zu sein, um man selbst zu sein“?

Andererseits frage ich mich, ob das andere Extrem denkbar ist. Ist es möglich sich von jeglicher Beziehung und Verantwortung zu befreien? Diese nicht zu brauchen? Wird man dann 100 % frei und unabhängig? Ich werde weiter über diese Frage nachdenken und wahrscheinlich nie eine Antwort finden. Wichtig ist, dass jede/r für sich entscheidet, welche Art von (Nicht-)Beziehung am besten zu ihm/ihr passt und, dass die Leute aufhören zu glauben, dass „keine Beziehung“ automatisch „nicht normal und nicht glücklich“ bedeutet. Der Mensch kann ohne Beziehung glücklich sein, momentan bin ich es jedenfalls.


[1] https://www.lemonde.fr/societe/article/2017/01/10/les-femmes-de-plus-en-plus-infideles-mais-toujours-moins-que-les-hommes_5060379_3224.html

[2] https://www.adulteres.org/quelques-chiffres-statistiques

Le sexisme au quotidien : coup de gueule

Je joue souvent à un jeu qu’un ami allemand m’appris dernièrement, il s’appelle 5 Dinge, c’est-à-dire 5 choses. Une personne pose une question, à laquelle les autres joueurs doivent donner 5 réponses. Ma question préférée jusqu’ici a été « cite 5 choses pour lesquelles tu es reconnaissante » à laquelle j’ai spontanément répondu « être née en Europe (en tant que femme) ».

Je suis vraiment reconnaissante de ne pas être née en Inde ou au Moyen- Orient et de ne pas avoir été forcée à me marier à un inconnu. Cependant, il subsiste encore des inégalités entre les différents sexes qui me frustrent au quotidien. Elles feront l’objet de cet article.

Elles nous arrivent sans qu’on s’en rende compte ou les trouve bizarres, elles m’arrivent, elles vous arrivent. Ce qui m’énerve le plus, c’est quand elles arrivent à mes amies qui ne s’en rendent / n’en tiennent pas compte.

Merci au PATRIARCHAT. Il est présent dans tous les pans de la société et affecte nos activités sportives, professionnelles et privées. Je les traiterai dans cet ordre.

Commençons par le sport. Je n’ai jamais compris pourquoi les sportifs et sportives recevaient des prix différents lors de compétitions sportives. Qu’ils soient amateurs ou professionnels, les prix et récompenses sont toujours plus importants pour les hommes que pour les femmes. Alors qu’ils et elles parcourent la même distance, fournissent le même effort. Billie Jean King se battait déjà pour l’égalité dans le sport dans les années 70 aux États-Unis[1] ; pourtant lorsque mes amis organisent une course, les hommes reçoivent des prix d’une valeur plus élevée que les femmes ; et ne parlons pas de la différence de salaire entre les joueurs et les joueuses de foot. C’est probablement le gender pay gap le plus creusé et malheureusement pas la seule inégalité sur le lieu de travail.

Pourquoi certaines sociétés continuent-elles à appliquer une politique d’entreprises anti-procréation/femmes enceintes, pourquoi certaines de mes amies ont-elles peur d’annoncer à leur patron qu’elles sont enceintes, voire de tomber enceinte ?

On sait toutes et tous qu’il existe des différences physiques entre les hommes et les femmes. Les femmes ont la capacité de tomber enceinte. Ça a toujours été comme ça. Sans femme, tu ne serais pas là, tu ne serais pas en train de lire cet article. Pourquoi n’existe-t-il pas encore de système permettant aux femmes de ne pas s’inquiéter de perdre leur boulot lorsqu’elles tombent enceinte ? C’est un cercle vicieux qui nous affaiblit et peut nous rendre dépendante de la gente masculine. Pourquoi les congés de paternité et de maternité ne sont-ils pas équivalents ? Certaines de mes connaissances ne comprennent pas qu’après l’accouchement les mamans ont besoin de temps pour elles, pas seulement pour le bébé et ça m’énerve. L’injustice m’énerve.

Je terminerai par une liste (oui, j’aime cela) d’autres comportements qui m’énervent :

  • Mon chef me dit « Bonjour ma belle ». Dirait-il « Bonjour Don Juan » à un collègue masculin ? M’a- t- il engagée pour mon sourire et ma poitrine ?
  • Les hommes qui veulent absolument laisser passer les femmes pour entrer ou sortir d’une pièce…. Oulalaaa, c’est très très lourd une porte.
  • Les serveurs qui servent automatiquement les grandes bières aux hommes et les salades aux femmes.
  • Les gens qui pensent que l’acte sexuel se termine quand les hommes jouissent. Ça n’a pourtant pas toujours été le cas, dans la Chine antique par exemple, les hommes ne pensaient pas à jouir mais à faire jouir la femme car sa cyprine était considérée comme un liquide « magique » ayant le pouvoir de soigner[2].

Je me demande vraiment où est la limite, où sont les limites. Et lorsque je vois des tags sexistes du genre « Life sucks if your girlfriend doesn’t suck you » en me promenant à Berlin, je me dis qu’il faut réagir. Il faut arrêter de laisser passer ces injustices du quotidien, cesser de les considérer comme mineures ou insignifiantes.

C’est du moins mon avis et j’aurai peut-être convaincu certain(e)s d’entre vous ? 😉


[1] à ce sujet, je vous conseille le film La bataille des sexes

[2] si vous comprenez l’allemand, vous trouverez plus de détails à ce sujet dans le podcast « Eine Stunde Liebe » du 31.01.20

Présentation personnelle (exemple d’article)

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Répondre à ces questions ne vous enferme pas définitivement dans une voie. Ce qui est magnifique avec les blogs, c’est qu’ils sont en constante évolution au fur et à mesure de vos apprentissages, de votre développement et des interactions avec autrui. Il est toutefois opportun de savoir où et pourquoi vous vous lancez. L’articulation de vos objectifs peut simplement contribuer à apporter de nouvelles idées d’articles.

Vous ne savez pas trop comment commencer ? Écrivez simplement la première chose qui vous passe par la tête. Anne Lamott, auteur d’un excellent livre sur le processus d’écriture, affirme qu’il est nécessaire de s’autoriser un « premier jet bordélique ». C’est un enseignement essentiel : commencez par écrire, vous vous occuperez de retoucher votre texte plus tard.

Une fois que vous êtes prêt à publier, attribuez à votre article trois à cinq étiquettes qui décrivent son sujet : littérature, photographie, fiction, parentalité, alimentation, voitures, films, sports, etc. Ces étiquettes aideront les internautes intéressés par ces sujets à vous trouver dans le Lecteur. Veillez à ce que l’une de ces étiquettes soit « zerotohero », afin que les nouveaux blogueurs puissent vous trouver également.

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